Depuis son apparition, la pandémie du covid-19 a entrainé une chute de l’économie de nombreux secteurs comme la restauration, le tourisme et l’hôtellerie. Le domaine du transport, dont le VTC, est également mis à rude épreuve. En effet, l’annonce du confinement et du couvre-feu dans la ville de Paris et dans d’autres métropoles se révèle inquiétante pour les chauffeurs VTC.

Une baisse importante de la clientèle

Une baisse de 40 % de la clientèle se fait ressentir chez les chauffeurs VTC franciliens et surtout chez ceux qui ont choisi de travailler la nuit. En effet, d’après certaines plateformes, bon nombre de clients ont annulé leur trajet ainsi que leur réservation après l’annonce du président de la République. Pour les professionnels dans ce domaine, les transports de nuits représentent 50 % de leurs activités. En effet, entre 21 heures et 6 heures du matin, le trafic est plus fluide. Parfois, les embouteillages en journées ne permettent pas aux chauffeurs de faire des profits, d’où l’intérêt pour le travail nocturne.

Les chauffeurs VTC n’abandonnent pas

Toujours d’après les plateformes interrogées, si certains chauffeurs ont décidé d’abandonner et de se trouver d’autres sources de revenus, d’autres ont choisi de rester actifs et d’espérer décrocher des contrats. Pour les chauffeurs VTC passionnés, le confinement et le couvre-feu ne sont que temporaires. Ils ont la conviction que le coronavirus va disparaitre et que le marché va remonter en flèche. En attendant, ils attendent patiemment des contrats, même s’ils se font de plus en plus rares.

Une baisse des activités

Même si le nombre de clients est en baisse, les activités se sont stabilisées depuis peu. Plusieurs chauffeurs de nuit continuent à travailler. Ils préfèrent transporter les professionnels qui travaillent la nuit et les particuliers disposant d’une attestation, même s’ils ne sont pas nombreux. D’après ces professionnels, il vaut mieux faire de petits trajets que de ne pas travailler du tout.

Un fond de solidarité insuffisant

Les travailleurs indépendants, dont les chauffeurs VTC, bénéficient d’un fonds de solidarité depuis le confinement. Ce fond s’élève à 1500 euros. Malgré la présence de cette aide financière, le domaine du transport en véhicule privé reste sur sa faim. En effet, les charges sont beaucoup plus importantes. Un montant beaucoup plus élevé est indispensable pour que ces professionnels puissent survivre et ne pas risquer des pertes importantes.

Entre 2000 à 3000 euros de charge à payer

Avant de pouvoir se dégager un salaire, les chauffeurs de VTC doivent payer plusieurs charges fixes. S’ils louent leur véhicule avec option d’achat, par exemple, les 1500 euros d’aide ne seront guère suffisants. Le prix de la licence est également très élevé. En moyenne, ces professionnels sont contraints de payer une charge qui s’élève entre 2000 euros et 3000 euros avant de pouvoir tirer les bénéfices et s’offrir ce dont ils ont besoin personnellement. Un chiffre difficile à atteindre compte tenu des déplacements limités et des horaires de couvre-feu qui ne sont pas très favorables. En attendant l’ouverture des métropoles ainsi que la fin du confinement et du couvre-feu, les chauffeurs de VTC attendent un soutien financier plus renforcé venant de l’État.

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